Carte blanche : La France a besoin de scientifiques techniciens

18102013

Nous avons aujourd’hui le grand plaisir de publier un texte co-signé par quatre hommes politiques majeurs. Cette tribune publiée dans le journal Libération le 14 octobre 2013, nous invite à un sursaut et à changer de paradigme. Nous ne pouvons que partager leur questionnement : « Comment innover si la liberté de créer est constamment remise en cause et si la méfiance envers les chercheurs et les inventeurs est généralisée, alors que l’on pourrait, au contraire, s’attendre à voir encourager nos champions ? Il ne s’agit pas de donner le pouvoir aux scientifiques mais de donner aux pouvoirs publics et à nos concitoyens les éléments nécessaires à la prise de décision ».

La Rédaction

Tribune parue dans le journal Libération du 14 octobre 2013, co-signée par Jean-Pierre Chevènement, Robert Badinter, Alain Juppé et Michel Rocard.

 

La France a besoin de scientifiques techniciens
Nous assistons à une évolution inquiétante des relations entre la société française et les sciences et techniques. Des minorités constituées autour d’un rejet de celles-ci tentent d’imposer peu à peu leur loi et d’interdire progressivement tout débat sérieux et toute expression publique des scientifiques qui ne partagent pas leurs opinions. L’impossibilité de tenir un débat public libre sur le site de stockage des déchets de la Cigéo (site souterrain de stockage des déchets hautement radioactifs proposé par l’Andra) est l’exemple le plus récent de cette atmosphère et de ces pratiques d’intimidation, qui spéculent sur la faiblesse des pouvoirs publics et des élus.

De plus en plus de scientifiques sont pris à partie personnellement s’ils osent aborder publiquement et de façon non idéologique, des questions portant sur les OGM, les ondes électromagnétiques, les nanotechnologies, le nucléaire, le gaz de schiste. Il devient difficile de recruter des étudiants dans les disciplines concernées (physique, biologie, chimie, géologie). Les organismes de recherches ont ainsi été conduits à donner une forte priorité aux études portant sur les risques, même ténus, de telle ou telle technique, mettant ainsi à mal leur potentiel de compréhension et d’innovation. Or, c’est bien la science et la technologie qui, à travers la mise au point de nouveaux procédés et dispositifs, sont de nature à améliorer les conditions de vie des hommes et de protéger l’environnement.

La France est dans une situation difficile du fait de sa perte de compétitivité au niveau européen comme mondial. Comment imaginer que nous puissions remonter la pente sans innover ? Comment innover si la liberté de créer est constamment remise en cause et si la méfiance envers les chercheurs et les inventeurs est généralisée, alors que l’on pourrait, au contraire, s’attendre à voir encourager nos champions ? Il ne s’agit pas de donner le pouvoir aux scientifiques mais de donner aux pouvoirs publics et à nos concitoyens les éléments nécessaires à la prise de décision.

Nous appelons donc solennellement les médias et les femmes et hommes politiques à exiger que les débats publics vraiment ouverts et contradictoires puissent avoir lieu sans être entravés par des minorités bruyantes et, parfois provocantes, voire violentes. Il est indispensable que les scientifiques et ingénieurs puissent s’exprimer et être écoutés dans leur rôle d’expertise. L’existence même de la démocratie est menacée si elle n’est plus capable d’entendre des expertises, même contraires à la pensée dominante.

Robert Badinter, Ancien garde des Sceaux, ancien président du Conseil constitutionnel.
Jean-Pierre Chevènement, Ancien ministre de la Recherche et de la Technologie, ancien ministre de la Recherche et de l’Industrie, ancien ministre de l’Education nationale.
Alain Juppé, Ancien Premier ministre.
Michel Rocard, Ancien Premier ministre.




Les clefs de la jeunesse éternelle par « Les Dossiers Bogdanoff »

17022013

http://www.dailymotion.com/video/xs5n6b




Diane 35 : scandale ou négligence ?

7022013

Le cas de Diane 35 pose la question de l’utilisation des médicaments mais également de la prescription

Diane 35 : scandale ou négligence ? Diane-35-la-boite-930-620_scalewidth_630

Selon la notice, Diane 35 est un « traitement de l’acné chez la femme ».

DIANE 35 microgrammes : ses contre-indications

Ne pas utiliser ce médicament si une femme présente l’une des pathologies décrites ci-dessous.

En cas de survenue pour la première fois de l’une de ces pathologies lors de la prise d’une association estroprogestative, interrompre immédiatement le traitement :

·         thrombose veineuse ou antécédent de thrombose veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;

·         thrombose artérielle ou antécédent de thrombose artérielle (par exemple infarctus du myocarde), ou signes précurseurs de thrombose (par exemple : angor et accident ischémique transitoire) ;

·         Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ou antécédent d’AVC ;

·         présence d’un facteur de risque sévère ou de plusieurs facteurs de risque de thrombose artérielle :

o        diabète avec complications vasculaires,

o        hypertension artérielle sévère, coronaropathies,

o        dyslipoprotéinémie sévère ;

·         prédisposition héréditaire ou acquise à la thrombose veineuse ou artérielle (résistance à la protéine C activée (APC), déficit en antithrombine III, déficit en protéine C, déficit en protéine S, hyperhomocystéinémie et anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique)) ;

·         pancréatite ou antécédent de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie sévère ;

·         affection hépatique sévère ou antécédent d’affection hépatique sévère, en l’absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques ;

·         tumeur hépatique (bénigne ou maligne) évolutive ou ancienne ;

·         tumeur maligne hormono-dépendante connue ou suspectée (exemple: organes génitaux ou seins) ;

·         saignements vaginaux d’origine inconnue ;

·         antécédent de migraine avec signes neurologiques focalisés ;

·         hypersensibilité à l’un des composants actifs ou à l’un des excipients de DIANE 35 microgrammes, comprimé enrobé.

·         En association avec le millepertuis (voir rubrique Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions).

DIANE 35 microgrammes, comprimé enrobé, n’est pas indiqué chez l’homme.

 

 

Dans ces conditions, compte tenu de ces éléments, le médicament est-il en cause ou est-ce plutôt sa prescription par des gynécologues négligents ou complaisants envers les demandes de leurs patientes ?

Un médicament n’est pas un jouet.

La prise d’un médicament est un acte médical plein et entier.




Quel avenir pour le nucléaire ? par Jacques Foos

2052012

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Jacques Foos, professeur titulaire de la chaire de Rayonnements, isotopes et applications du Cnam, donnait cette intéressante conférence qui fait également suite à son excellent livre co-écrit avec Yves de Saint Jacob, « Peut-on sortir du nucléaire ? ».

Je vous conseille par ailleurs la lecture de cet ouvrage, très clair et abordable.







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